Les remontées mécaniques

Histoire

L'origine des remontées mécaniques commencent avec des moteurs rudimentaires (par exemple ceux utilisés pour des camionnettes ou tracteurs) et d'un câble faisant une boucle grâce à des poulies. Des hommes ont vite compris l'avenir dans ce domaine, surtout en montagne pour transporter les skieurs en haut des pentes. Des pionniers ont développé rapidement des fils neiges et des téléski. Ensuite des téléphériques à va et vient ont été construits permettant de monter rapidement sur les hauteurs, là ou c'était bien trop long ou impossible pour les téléskis

La révolution des remontées mécaniques est lancée et viendra par la suite des télésièges, télécabines, ... Aujourd'hui nous avons atteint des débits impressionnants, comme par exemple plus de 4000 personnes/heure pour un télésiège 8 places dans la station de Tignes (Savoie).

Ce qui va être priviligié dans le futur, ce sont des appareils avec plus de conforts, de sécurité et de fiabilité (prise au vent, etc.). On observe aussi une certaine standardisation dans les stations de ski concernant l'investissement de remontées mécaniques, c'est à dire l'installation de télésiège pince fixe 4 places ou télésiège débrayable 6 places.

Les remontées mécaniques ont aussi un autre avenir dans les transports en commun... bienvenue dans le monde du transport par câble !

Présentation générale




Les télésièges


C'est l'apapreil le plus courant construit sur les domaines skiables. On distingue deux types d'appareil, le télésiège à pinces fixes et le télésiège à pinces débrayables.
Les télésièges à pinces fixes sont souvent placés sur le domaine skiable comme appareil débutant, appareil de courte distance et sur des secteurs de haute montagne.Aujourd'hui, il se construit principalement des télésièges 4 places, avec une vitesse maximale de 2,30m/s et un débit de 2400pers/h. En France, ces dernières années, on a vu la construction de télésièges à pinces fixes 6 places, avec un débit de 3000pers/h et une vitesse faible de 1,80m/s. On en retrouve deux à la Plagne (73), sur de très courtes distances en mode liaison et un à Auron (06) sur une zone débutante.
Le parc français est aussi composé de nombreux vieux appareils 2 et 3 places. Sur un télésiège 2 places, le débit dépasse guère 900pers/h avec une vitesse de 2,7m/s et sur un télésiège 3 places, le débit varie entre 1300 et 1800 pers/h avec une vitesse nominale de 2,5m/s environ. Mais ces appareils commencent à devenir agés et les exploitants les remplacent chaque été par des télésièges à pinces débrayables.

Télésiège de l'Aiguille (Ste Foy Tarentaise), Constructeur Pomagalski

Télésiège du Bouchet (Orelle), Constructeur Leitner

Les télésièges à pinces débrayables, plus chers à l'achat offrent une meilleure qualité en terme de ski et de confort des clients. Le temps de trajet est régulièrement divisé par deux par rapport à un télésiège à pinces fixes, puisque la vitesse nominale approche les 5m/s, voire 6m/s sur certains d'entre eux. On les décline en 2, 3, 4, 6 et 8 places en France. Il reste seulement un télésiège 2 places, équipé de pinces débrayables à la Clusaz (74) et 4 télésièges débrayables 3 places dont deux à la Clusaz (74), un à Courchevel et un à Corrençon en Vercors (38).
Mais aujourd'hui, seulement des télésièges débrayables 4, 6 et 8 places se construisent dans nos stations. Les 4 places sont actuellement construits comme rénovation (faite par le constructeur Pomagalski), c'est à dire, la réutilitisation des structures Génie Civil et des structures métalliques (pylônes, véhicules) mais en prime, l'installation de deux gares équipées du système de désacouplement de pinces. On retrouve ce chantier en 2004 sur le télésiège de Montjoie aux Contamines (74), ou encore à Arêches Beaufort (73) avec le télésiège du Piapolay en 2008 et, en 2009 avec le télésiège du Golf à Méribel (73). Mais ces dernières années, les exploitants préfèrent installer des télésièges 6 places, avec des débits plus importants (jusqu'à 3600 pers/h) Les constructeurs sur le marché proposent désormais des gammes rodées et standarts dans les ateliers de fabrication. Mais, de très gros téléportés, avec 8 places sont actuellement construits en France... On en retrouve malgré tout très peu, le prix reste plus élévé qu'un télésiège débrayable 6 places classique, mais le débit peut s'afficher jusqu'à 4100pers/h. Chaque constructeur a son appareil dans les stations : l'Arpette à la Plagne (73) avec le constructeur Leitner ; Altiport à Méribel (73), Pré du Bois à Risoul (05) avec le constructeur Pomagalski ; Tommeuses à Tignes (73), Glaciers 1 et 2 aux 2 Alpes (38) et Grands Vans à Flaine (74) avec le constructeur Doppelmayr.
Quelle est la principale différence entre un télésiège à pinces fixes et un télésiège à pinces débrayables?
La grande différence se trouve au niveau de la pince, pour faire simple. La liaison véhicule/câble se fait par la pince. Le système débrayable permet le désaccouplement de la pince en gare, offrant ainsi comme avantage une vitesse en ligne différente de cette en gare. Ainsi, le temps de trajet est accéléré par rapport à un télésiège classique, et le temps d'embarquement et de débarquement augmentés par une vitesse plus faible, apprécié par nombreux d'entre nous...
Les principales caractéristiques :

4 places 6 places 4 places 6 places 6 places avec tapis 8 places
Débit (pers/h) 2400 3000 2800 3000 3600 4100
Vitesse nominale moyenne 2,30 m/s 1,80 m/s 5,00 m/s 5,00 m/s 5,50 m/s 5,50 m/s
Constructeur Pomagalski Pomagalski Pomagalski Pomagalski Pomagalski Pomagalski
Doppelmayr Doppelmayr Doppelmayr Doppelmayr Doppelmayr Doppelmayr
Leitner Leitner Leitner Leitner Bartholet Leitner
G.M.M. Bartholet
C.C.M.
Skirail

Constructeur Leitner, avec de belles réalisations sur Pralognan et Val d'Isère par exemple





Constructeur Pomagalski, avec deux appareils récents (Télémix de l'Etale à la Clusaz et le TSD des Combes à Serre Chevalier)



Constructeur Garaventa, avec seulement 5 très beaux apapreils en France (3 à Val d'Isère et 2 aux Arcs)









Constructeur Doppelmayr, avec le TSD des Crozets en Suisse ou le TSD de la Marquise à Ste Foy Tarentaise



Constructeur Bartholet avec son premier appareil à Val d'Isère en 2008.


Les Télécabines

Appareil lourd, les exploitants choisissent de construire une télécabine comme départ station ou comme axe principale du domaine. Avec des gares volumineuses, équipées régulièrement d'un garage pour le rangement des véhicules, les télécabines sont des appareils relativement onéreux, environ 6 et 8 millions d'euros.


Les premières télécabines en France arrivent dans les années 60, avec la télécabine de la Daille avec Val d'Isère en 1966 par exemple. Aujourd'hui, le nombre de télécabines neuves n'est pas très important, avec en 2009 seulement 4 installations. Les appareils fonctionnent désormais jusqu'à 6m/s et transportent jusqu'à 3200 personnes par heure (comme la télécabine du Roc des 3 Marches aux Menuires)
En France, on retrouve seulement 2 constructeurs qui proposent le produit : le groupe Doppelmayr / Garaventa avec des cabines CWA et le groupe Leitner/Poma avec des cabines SIGMA. Anciennement, et il en existe encore, d'autres constructeurs ont proposé ce produit comme Skirail (télécabine de la Sache ou de l'Aéroski à Tignes), Montaz Mautino (télécabine du Vieux Moulin à Val Cenis), Von Roll (télécabine des Rhodos à Méribel) ou encore Agudio (télécabine du Vallon à Val d'Isère)

Principales caractéristiques des télécabines :
*vitesse nominale : 6m/s
*nombre de places : de 4 à 16 places ; actuellement, le produit phare est la cabine 8 places (Planpraz à Chamonix, Ariondaz à Val Fréjus, La Croix à Chamrousse, Grand Massif express à Samöens)

Avantages
*transport de groupes et d'enfants facilités (TC Champagny au départ du village du même nom donnant l'accès au domaine Paradiski)
*transport dans des conditions agréables, au sec et à l'abris du vent ou des températures glaciales
*exploitation facile l'été pour le transport de VTT, de piétons plus ou moins aguerris à la montagne (TC du Varet aux Arcs accès Aiguille Rouge)

Inconvéniants
*coût elevé et installation volumineuse (TC Plan Praz à Chamonix, environ 20 M€ avec une architecture intégrée imposante)
*obligation de déchausser, peu pratique pour du ski propre (secteur du Mont Vallon à Méribel Mottaret)

Serre Chevalier, TC4 de l'Aravet (Pomagalski)


Val d'Isère, TC6 du Vallon de l'Iseran (Agudio)


Les Arcs, TC15 du Transarc (Leitner)


Les Arcs, TC8 du Varet (Pomagalski)


La Clusaz, TC16 de Fernuy (Pomagalski)



On retrouve aussi des principes de fonctionnement différents, avec des cabines.
*télépulsé : généralement utilisé en liaison interne entre village (TB de Lonzagne à Peisey Nancroix ou Chalets à Méribel Mottaret), elle est constituée de plusieurs trains de cabine sur le câble. Les cabines attachées en fixe au câble nécessitent lors de l'arrivée en gare d'un train de cabines le ralentissement de l'ensemble des autres trains sur la ligne. Cependant, quand un train arrive en gare, l'autre train de cabines arrive simultanément en gare opposée.
*télécabine à va et vient : appareil canadien, il a été installé pour la première fois en France aux Arcs, pour relier les villages de 1950 et 2000. Ce dernier se différencie du télépulsé avec des pinces débrayables et ainsi des gares plus volumineuses (identique à des gares de télécabines)
*funitel, D.M.C. : installation très lourde, elles permettent de gravir de longues distances à bord de cabines volumineuses (jusqu'au 30 places). Avec une résistance aux vents allant jusqu'à 100kms (contre 72km/h), on en retrouve beaucoup dans les grandes stations des Alpes (Péclet, Grand Fond à Val Thorens, Funiplagne à la Plagne ou encore la Perdrix à Superbesse)

Val Thorens, Funitel de Péclet (DCsa et Reel)


Flaine, DMC des Grandes Platières (DCsa)


Val Thorens, Funitel du Grand Fond (Pomagalski)


Samoëns (Pomagalski)